"Finger food ou Manger main" : les galettes Protibis plaisent aux malades Alzheimer.

L’aspect familier des petites galettes Protibis plaît aux malades Alzheimer, qui peuvent facilement les picorer, y compris les malades déambulant. En cas de troubles de la déglutition, elles peuvent être émiettées et ramollies dans une boisson.

Résumé

 

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’utilité des galettes Protibis pour lutter contre la dénutrition des malades Alzheimer, ainsi que la satisfaction de l’équipe soignante à l’égard de ce nouveau CNO*.

Le protocole a consisté à distribuer 4 galettes Protibis à 4 h (au goûter), pendant 4 jours, aux 40 résidents de l'unité fermée Alzheimer d’un EHPAD**. La prise d’autres CNO n’était pas un critère d’exclusion.

 

Les résultats de cette étude montrent que l’aspect familier des petites galettes Protibis plaît aux malades Alzheimer, qui peuvent facilement les picorer en finger food, y compris les malades déambulant. Il n’est souvent pas nécessaire de stimuler les patients pour qu’ils mangent les galettes, et certains viennent en redemander. Les malades qui mangent assis aiment les tremper dans du sirop.

En cas de troubles de la déglutition, les galettes Protibis peuvent être émiettées et ramollies dans une boisson au petit déjeuner ou au goûter.

 

L’équipe soignante de l’unité fermée Alzheimer a apprécié la facilité d’utilisation des galettes qui permet de redonner de l’autonomie aux patients, la possibilité de contrôler la quantité de galettes effectivement mangées ainsi que l’absence de gaspillage.

 

*CNO : complément nutritionnel oral

**EHPAD : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ex-maison de retraite

 

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Philip JL.
Lutter contre la dénutrition des malades d’Alzheimer, un exemple.
La Revue de Gériatrie 2012;37:141-2

 

Etude sur 40 patients pour valider l’acceptation des galettes Protibis par les malades Alzheimer, même avec des troubles de la déglutition

Les malades Alzheimer sont souvent amaigris, et 30 à 45% d’entre eux sont dénutris même lorsqu’ils sont hébergés en EHPAD*. La dénutrition augmente avec la progression des troubles cognitifs, surtout chez les malades déambulant qui ont des besoins caloriques augmentés par la marche. Les compléments nutritionnels oraux hyperprotidiques hyperénergétiques aident à lutter contre la dénutrition des malades Alzheimer.

Cependant, il est difficile d’alimenter ces patients, qui perdent l’usage des couverts et retrouvent le geste de manger avec les doigts. Dans une étude réalisée en 2011 en EHPAD, le docteur Benattar a montré que les malades Alzheimer appréciaient les aliments qui pouvaient être mangés avec les doigts : c’est le « manger main », encore appelé « manger debout » ou « finger food ». Benattar (2011) a montré que les malades Alzheimer avaient une préférence pour les petites bouchées, bicolores et trempées dans une sauce.
Les galettes Protibis conviennent très bien pour la finger food, car elles sont petites, dorées et se mangent naturellement avec les doigts.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’utilité des galettes Protibis pour lutter contre la dénutrition des malades Alzheimer, ainsi que la satisfaction de l’équipe soignante à l’égard de ce nouveau complément nutritionnel oral (CNO). Le protocole a consisté à distribuer 4 galettes Protibis à 4 h (au goûter), pendant 4 jours, aux 40 résidents de l'unité fermée Alzheimer d’un EHPAD. L’apport quotidien était de 5,3 g de protéines et 112 kcal. En cas de troubles de la déglutition les galettes pouvaient être émiettées et ramollies dans une boisson. La prise d’autres CNO du type crèmes ou boissons lactées hyperprotidiques n’était pas un critère d’exclusion.

L’étude s’est déroulée auprès de 40 malades Alzheimer en unité fermée. Quatre patients grabataires n’ont pas été inclus dans l’étude. Chaque patient recevait 4 galettes et 75% des patients ont mangé au goûter 3 galettes ou plus.

Le personnel soignant a trouvé que les galettes étaient bien appréciées ou très appréciées par 92% des patients qui en avaient reçues. Pourtant, 78% des patients avaient un mauvais état dentaire qui ne leur permettait pas d’avoir une alimentation de texture normale, et 25% souffraient de sécheresse buccale. Quand c’était nécessaire, les galettes étaient émiettées dans le café au lait du petit déjeuner ou trempées dans un sirop lors du goûter. Seuls 8% des patients avaient des troubles de la déglutition qui ont posé un problème pour manger les galettes.

L’équipe soignante a trouvé que les galettes constituaient un apport protidique pratique ou très pratique pour 89% de ces malades Alzheimer, et 53% des patients ont mangé les galettes sans qu’il soit nécessaire de les stimuler. Certains patients sont venus spontanément réclamer des galettes. L’équipe a noté que le plaisir de manger un aliment solide avait stimulé l’appétit de certains patients, et que cet effet avait persisté 2 jours après l’arrêt des galettes.

Conclusion

L’aspect familier des petites galettes Protibis plaît aux malades Alzheimer, qui peuvent facilement les picorer en finger food, y compris les malades déambulant.
Il n’est souvent pas nécessaire de stimuler les patients pour qu’ils mangent les galettes, et certains viennent en redemander. Les malades qui mangent assis aiment les tremper dans du sirop. En cas de troubles de la déglutition, les galettes Protibis peuvent être émiettées et ramollies dans du lait au petit déjeuner.

L’équipe soignante de l’unité fermée Alzheimer a apprécié la facilité d’utilisation des galettes qui permet de redonner de l’autonomie aux patients, la possibilité de contrôler la quantité de galettes effectivement mangées ainsi que l’absence de gaspillage.

Références

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